• Historique
Je ne suis pas charpentier par tradition familiale mais je suis en quelques sorte tombé dedans tout petit. Les vacances au bord de l’eau à Bréhat ont déterminé mon parcours, mon père et mes frères et sœurs m’ont appris naviguer dés le plus jeune âge, notamment sur la Marguerite un canot paimpolais de 13 pieds du chantier Raynaud que ma grand-mére avait fait construire, puis sur divers embarcations de la prame au croiseur en passant par le dériveur.
Parallèlement avec mon frère Emmanuel nous avons très tôt fabriqué des modèles navigants, les premiers très simples taillés dans du liège trouvé sur la grève (les bouées à l’époque) ensuite plus délabrés en lattes collés sur couples en contre-plaqué, voire en toile peinte ou comparer et améliorer tant les formes que les plans de voilure, voir site Emmanuel CONRATH : www.arwenmarine.com
Par la suite j’ai tenté par le métier de marin et j’ai fait quelques marées d’une huitaine de jour sur des crabiers, entre autres. Je n’ai pas donné suite car si je me trouve bien en mer le côté créatif me manquait.
En effet si le créatif est évident sur les constructions neuves, les réparations, restaurations et transformations obligent aussi à inventer des solutions et à s’adapter en permanence. C’est un enseignement que j’ai acquis chez Auguste TERTU qui fût mon maître d’apprentissage à Rostellec prés de Camaret Finistère, toujours chercher à s’améliorer, à partir de l’observation des anciens savoir-faire, bien sûr.
C’est ce que j’ai fait sur mon propre Reder Noz
dont j’ai fait la coque chez TERTU en 1980, c’est une exploitation de son fameux Meil ar C'Haz transformé en dériveur avec deux dérives latérales bien que j’avais prévu un puit central dans la quille en laméllé de niangon, voir l’article du chasse marée N°190 de septembre 2006.
J’ai crée le chantier à Paimpol en 1984 tout d’abord à Kérity dans un atelier de menuiserie prêté par Achille COATANHAY, puis quelques années plus tard j’ai poursuivi mon activité aux anciens abattoirs de Kerpalud toujours à paimpol.
Depuis l’année 2000, nous avons fait construire un hangar en bois de 400 M2 sur le port à Paimpol,
Auprès du sas, en arrière plan le chantier (en bardage bois)
situé quai Armand Dayot. La taille de ce bâtiment nous permet de recevoir de grandes unités,
Entrée du chalutier coquiller de 12 mètres « Nossi Komba » ça passe !
Entrée du motor yacht « kikekot »
le pont roulant facilite les diverses opérations de manutentions.Il est situé bord à quai, ce qui permet aux bateaux d’arriver sous le hanger :
les interventions à flot en sont facilitées.
Nous avons racheté un bâtiment en face de 300M2 plus cour fermée qui nous donne de la souplesse et permet d’accueillir votre bateau y compris pour vos interventions personnelles, (ponçage, peintures, vernis etc.)
Mise à disposition
Paimpol est un port dans la ville avec tous commerces
Port Paimpol « Aperçu ville »
on trouve aussi dans notre environnement immédiat tous les services nautiques : grutage chez Dauphin Nautic
Shipchandler, mécanique, voilerie etc.
Maica Saba
Palynodie
• L’équipe
Nous sommes actuellement une équipe de 4 personnes, trois charpentiers, Gilles, le gérant, Christophe et Alexandre et Mireille à l’administratif.
• Savoir-faire / Activité
Notre cœur de métier est le bois classique tant en neuf qu’en restauration, nous pouvons intervenir bien sûr sur du contre-plaqué, du laméllé-collé et d’autre matériaux.
Quand nécessaire nous faisons un peu de stratification, (ponts,…).
Nous effectuons une bonne partie de notre forge, ferrures diverses, sous dragues, boulons inox…
Nous sommes équipés en matériel de manutention (pont roulant, bers,…) pour effectuer des opérations lourdes comme le remplacement de boulons de lest.
Nous possédons aussi le savoir faire pour les transformations reconditionnement, les aménagements intérieurs et de pont (pont en teck), pose d’équipement sur tous types de bateaux.
Nous réalisons des espars pleins ou collés creux en Pin Douglas, pin d’orégon, épicéa de montagne, spruce…
Nous pouvons mettre à votre disposition des emplacements fermés ou ouverts pour vos interventions personnelles.
Dans toutes les interventions nous cherchons les meilleures solutions pour un résultat de qualité.
En résumé, notre activité va de la grosse réparation à la petite « bricole », y compris la fabrication de pièces à poser par vous-même en passant par la construction neuve.
• Quelques conseils
Sans vouloir écrire un traité, il est être bon de rappeler certaines choses pour éviter des déboires à ceux qui veulent construire ou restaurer eux même.
Tout d’abord un bateau en bois est un composite de bois et de métal (pour le chevillage).
Si le bois immergé est quasi toujours sain, après de longues années (plus ou moins 40 ans) le chevillage (boulons d’assemblage, vis ou pointes en râblures et dans le varangage, chevillage bordé-membure) est parfois très fatigué selon le degré d’électrolyse (ne pas oublier les anodes).
Même le rivetage cuivre peut vieillir. L’inox A4 est un progrès formidable ; l’A2 ne vaut rien dans l’eau. Ne pas oublier les anodes. Donc sur les vieux bateaux, il faut souvent commencer par reprendre le chevillage (exemple : si la quille bouge le calfatage de râblure ne tiendra pas)
La solidité d’un bateau tient plus à la qualité des liaisons et à la répartition des efforts qu’à la section des pièces, une pièce trop grosse peut nuire à la solidité de l’ensemble. Penser à affiner les extrémités de pièces, par exemple pour les violons ou le varangage dans les bateaux en membrures ployées, pour éviter les points durs.
Le calfatage outre sa fonction d’étanchéité assure la cohérence de l’ensemble en bloquant les assemblages, les vaigrages structurels étaient calfactés pour cette raison dans les bateaux de charge. Le calfatage tient au moins 20 ans.
Se rappeler que e bois est un matériau organique, (penser à la conservation du poisson par le sel et l’huile), un bateau rincé souvent à l’eau salée (disponible facilement) ne s’abîme pas.
Les bateaux de pêche saturés de sel vieillissent très bien sans un entretien contraignant
Les bois gras, très résineux ou taniques se conservent très bien mais on les colle difficilement sauf avec des vis, des rivets ou des boulons en plus. Ce qui ne veut pas dire que la colle est nulle, on peut faire de très belles réalisations en bois collé et le CP de bonne qualité n’a plus à faire ses preuves.
On aura intérêt à bien isoler les pièces collées pour éviter les trop grandes variations hygrométriques.
Une bonne ventilation est toujours indispensable, attention aux extrémités et coffres notamment.
Encore et toujours l’observation des savoir-faire anciens reste le meilleur apprentissage.
Ouvrir lagad !
Un bateau en bois bien construit et en bon état est étanche et facile d’entretien.